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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /Fév /2007 16:51

Que pensez-vous de l'idée de lancer un débat sur la place de la culture dans la campagne présidentielle et le rôle prépondérant et privilégié que doit avoir un chef de l'état dans ce domaine ?
Voici les propos de Jacques Chirac au Centre Pompidou mercredi 31 janvier 2007 : Jacques Chirac exhorte les candidats à "parler beaucoup de culture"
"Dans les semaines qui viennent, à l'approche d'échéances décisives pour notre pays, on va beaucoup parler de la France. Dans ce débat qui s'ouvre, il faut parler beaucoup de la culture. Car la France ne serait sans aucun doute pas la France sans une grande ambition culturelle. Notre pays est riche d'un patrimoine exceptionnel, de grandes institutions artistiques, reconnues partout à l'étranger. Dans tous les domaines, il demeure un foyer vivant de création. Ce sont des atouts de premier ordre dans le monde d'aujourd'hui."
A ce propos, la SACD vient de lancer un site très interessant culture2007.org

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Par Artistik Rezo - Publié dans : artistikrezo
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Commentaires

Bravo pour cette initiative ! Continuez !
Commentaire n°1 posté par Robinson le 06/02/2007 à 17h04

de quoi chirac veut-il parler !?


d'une culture élitiste ou de ces petits festivals de théatre, musique,...etc, lieux de créations pluridisciplinaires qui ont du fermer boutique faute de crédits ! politique menée par nos deux ministres de la culture succéssifs !


d'autant plus que si sarkozi passe il n'existera plus de ministère de la culture ! il sera intégrer au ministère de l'éducation!

Commentaire n°2 posté par ruaux le 06/02/2007 à 17h54
je reprends des études dans la culture après être passée de la culture dans le public à la culture dans l'industrie du disque. J'ai donc aujourd'hui un point de vue capable de balayer les 2 champs et je m'aperçois que les deux sont plus ou moins hors jeu car le privé dans beaucoup de cas n'avait fait aucun travail de prospective sur les changements inhérent au net et le nouveau territoire qui s'y dessinait, mais la culture sur le territoire n'est plus l'objet d'aucune POLITIQUE CULTURELLE mais juste structuraliste c'est à dire construite et proposée autour de l'équipement et la programmation. Pour dire quoi ? pour qui ? qui est où ?
je ne parle même pas du mode de communication culturelle qui a exactement le m^me modèle qu'une pub de produit de consommation courante : lieu, date, produit, prix ...
La culture pourquoi faire si personne n'a rien à dire et que le moule tient chaud ... si les candidats n'en parlent pas c'est qu'aujourd'hui aucune personne en place avec le pouvoir dans ce pays est capable de proposer une politique culturelle car pôur proposer une politique culturelle digne de ce nom, il ne faut pas avoir peur de l'autre, ni de perdre des galons ou du terrain et ce n'est pas au visionnaire que l'on donne le pouvoir mais aux administrateurs ... ou aux gestionnaires
Commentaire n°3 posté par dandy le 06/02/2007 à 18h29

Bonsoir,


Ci-dessous, des extraits des propositions de la LCR en matière de culture.



Droit à la culture pour toutes et tous !


 

 



Lire, écouter un disque, assister à une pièce de théâtre, un opéra ; découvrir des tableaux, des sculptures, dans un musée, un atelier d’artiste ; pratiquer la trompette ou la danse, pour soi ou parce que c’est son métier… Toutes ces activités, chacun, chacune devrait y avoir accès.


Parce que chacun a droit aux loisirs, mais pas seulement : au même titre que l’emploi, le logement, la santé ou l’éducation, la culture est un besoin social. Engagée ou non, la culture est porteuse des espoirs, des contradictions, des conflits de la société, et participe à l’émancipation individuelle et collective.


Elle n’est pas un « supplément d’âme », ni un pseudo-remède à la « fracture sociale ». Le droit à la culture – c’est-à-dire l’accès aux œuvres, mais aussi l’accès à la formation et à la pratique artistiques – est une mission de service public : il doit être garanti pour tous et toutes à l’école, sur les lieux de travail, dans les quartiers, villes et régions.


 

 



Or aujourd’hui, ce droit n’est pas respecté.


Parce que la production culturelle est régie par la loi du profit. Le marché transforme les œuvres en marchandises, exigeant un retour immédiat sur investissement. Quelques groupes privés maîtrisent une grande partie de la production et des canaux de diffusion. Le résultat : une culture démagogique et uniforme est martelée au public, considéré comme un ensemble de consommateurs tout juste bons à payer, à des tarifs prohibitifs pour les catégories les moins favorisées.


Parce que les politiques publiques sont très en-deçà des enjeux. Le budget du ministère de la Culture est en baisse ; l’État précarise les artistes, et se désengage en reportant le coût de la culture sur les collectivités locales. Si certaines ont les moyens et la volonté de soutenir les activités culturelles, pour d’autres, ce sont des cinémas, des théâtres, des musées, des bibliothèques, des festivals qui disparaissent. Le recours au mécénat privé et au sponsoring se développe.


Parce que la culture reste enclavée. L’accès à la culture suppose d’en avoir la disponibilité, et une véritable égalité en la matière nécessitera d’en finir avec les rapports d’exploitation qui régissent les sociétés capitalistes. Mais en attendant, l’envie de culture, ça se cultive. Ce qui n’est pas le cas quand l’enseignement des arts à l’école, réduit à la portion congrue, reste très inégalitaire ; quand les publics les plus en difficulté se sentent exclus de certaines activités culturelles, même gratuites ou peu coûteuses.


 

 



Nos propositions :

 



 

 



Développer un véritable service public de la culture.


    *Porter enfin le budget de la culture à non seulement 1% du PIB dans un premier temps, mais très rapidement à 2% minimum.


    *La publicité doit être bannie des chaînes et radios publiques


    *Le financement des médias publics doit être augmenté, tant en terme de moyens financiers que de moyens humains, en allant vers la fin de l'externalisation des productions, et en respectant véritablement le code du travail (donc, basculement des "permittents" en CDI).


    *La redevance doit être progressive, et non rester un impôt injuste comme la TVA.


    *Suppression de la TVA sur les produits culturels (nous sommes de toutes façons pour la suppression de la TVA, impôt injuste car non progressif)


    *Refus de la course à l’Audimat : les missions de service public de l'information et de la culture ne doivent pas être soumis à la course aux profits.


 


Mais service public de la culture ne signifie pas culture d’État. La gestion des outils culturels doit être assurée par des collectifs associant professionnels et usagers.


 

 



Garantir l’accès à la formation et à la pratique artistiques.


*Revalorisation des enseignements artistiques dans le cursus scolaire, et non plus de simples options


*Embauche de personnels éducatifs formés et professionnels, et prise en compte des heures d'enseignement pour les intermittents.


* Egalité de moyens entre les établissements.


*Garantir l'accès de toutes et tous aux pratiques artistiques, quels que soient ses revenus : les conservatoires, les musées, les médiathèques, les cours municipaux, les ateliers d’écriture doivent être gratuits.


*Encourager les pratiques amateurs en multipliant les lieux d’accueil (salles de répétition, lieux d’exposition, etc.).


*Gratuité totale des musées et collections nationales.


*Inscription dans le Contrat d'Objectifs et de Moyens des chaines de service public d'obligation pédagogique autour de la culture, sous toutes ses formes (émissions, débats, mise en avant de nouveaux artistes et portrait et explications de courants anciens, dans tous les domaines de la culture)


 

 



Défendre et améliorer le statut des travailleurs de la culture.


*Retrait du protocole d’assurance chômage des intermittents du spectacle de juin 2003 (prorogé en décembre 2006) qui plonge des milliers d’entre eux dans la plus grande précarité.


*Retour à la solidarité interprofessionnelle dont les professions du spectacle ont été exclues en 2002.


*Retour à une annualisation de l'intermittence (507h sur 12 mois ouvrant droit à 12 mois d'indemnisation à taux plein, avec suppression du délai de carence).


*Instauration d'un plancher d'indemnisation, sur le modèle du SMIC, porté à 1 500 euros net par mois.


*Refonte complète du statut des artistes travailleurs indépendants et de la Maison des Artistes


 

 



Défendre la diversité culturelle et la liberté d’expression.


*Soutien et développement aux réseaux alternatifs de diffusion des œuvres (friches artistiques, médias associatifs…) pour offrir une plus grande diversité et permettre à toutes les formes artistiques de trouver leur public.


*Protection des secteurs les plus fragiles économiquement par l’État et les collectivités territoriales par le biais des fonds de soutien ( court-métrage, vidéoart, expérimental, etc.)


*Refus du retour de la censure comme on a pu le voir ces dernières années, avec la protection sans conditions dans le respect de la liberté d’expression des artistes au même titre que l’expression de chacun.


Commentaire n°4 posté par LCR le 06/02/2007 à 18h38

Effectivement c\\\'est une grande absente des "programmes" electoraux..la culture !( ou alors je n\\\'ai pas été là au bon moment pour entendre des propositions des candidats).


En ces temps d\\\'appauvrissement de la société , le discours est centré sur le pouvoir d\\\'achat donc l\\\'économie via le travail et le chomage. Quid de la culture ? Il est peut etre indécent pour certains candidats ne serait ce que de l\\\'évoquer en ces temps maudits de SDF dans les rues, de chomeurs en fin de droits, de travailleurs en foyer etc... N\\\'oublions pas que la culture de tout temps a vécu grâce au mécénat des grandes fortunes, et de l\\\'Etat  (sans forcément une médiatisation) d\\\'une part, et grâce au talent des artistes qui ont su raconter leur époque, indifféremment en période de vaches maigres ou grasses.


Mais est ce qu\\\'un seul candidat a appelé les Français à trouver eux memes des solutions, a etre creatifs, a rendre service (ce terme est une injure en France) à faire du troc, à donner son avis, et à donner la main ? Je n\\\'ai pas entendu, encore une fois, je devais être occupée.

Commentaire n°5 posté par Cyane le 07/02/2007 à 15h53
culture dans les campagnes.....mais toutes!!!!!: 

 INFO IMPORTANTE MALYS CAFE CESSE SES CONCERTS!!!!!
alors voilà au vu de ma situation financière (due notamment à mon divorce qui traine et aux crasses que ma charmante épouse s'acharne à me faire.....),étant donné le peu d'enthousiasme  manifesté par le public nivernais pour la musique live , loin de la "burger" musique des académiciens et autres nouvelles stars providentiels.....,étant donné la motivation inéxistante de la jeunesse  nivernaise pour que subsistent des lieux d'expression et de création musicale et culturelle(au besoin par exemple d'une asso pour que les concerts perdurent en morvan),étant donné le peu d'attention et d'aide accordée  à la musique contemporaine et à ses lieux d'expression par les pouvoirs publics dans la nièvre....pour tout ça et malgré ma passion et ma motivation omniprésentes depuis  près de 10 ans........comme j'ai 3 petites filles de 9 et deux fois 7 ans  dont la gestion bonne ou mauvaise de ma vie dépend....parce que la france ne veut plus faire de place à la culture à la libre expression, non du fait toujours d'ailleurs des dirigeants ,mais aussi et surtout du public qui préfère se rassurer avec du conventionnel et du prédigéré annihilant leur esprit et leur instinct de rébellion, contestation et parfois meme leur désir d'etre vraiment vivant......parce que je suis las de constater à chaque concert la passion exprimée par les groupes, l'énergie que eux et moi déployons,pour communiquer de la vie,de la passion,du désir face à un public frustré ,blasé sans plus aucune conviction,sens du respect,et désir d'etre vivant et que change le monde....parce que après avoir tenté d'animer,de convaincre,de rendre curieux,d'offrir du plaisir,du bonheur....la vie et la nièvre me conduisent à penser en comptable et patron que je suis (meme si je vomis ce mot de ma pensée!!)....et que pour donner priorité à l'avenir de mes filles je dois mettre en berne la passion pour la musique faite par les musiciens,oublier l'émotion d'un concert ,la communication et la chaleur échangée avec les musiciens.....parce que la france rurale est je crois de plus en plus incompatible avec la culture et l'art en dehors du circuit bien cadré,markétisé,formaté.....

donc pour tout ça .....faute de continuer à vibrer émtionnelement en nièvre.....je vais au moins tenter de continuer à y vivre et penser à mes 3 nénettes et cesser les concerts et donc annuler tous les concerts au malys à partir du mois de février 2007.

pour continuer il m'aurait fallu un compte en banque plus en forme que ça,une asso et des fonds pour pouvoir investir dans une sono digne de recevoir les groupes me faisant l'honneur de venir jouer au malys......mais comme je ne suis ni la loterie nationale,ni un mécène génial ou un shiva mythique je suis contraint à cette décision....

meme jésus n'a pas prèché la bonne parole seul.....il avait une équipe (des apotres) et comme je n'ai ni le talent ni les attributs de bouddha ou shiva..... décidément la musique et la culture où l'art sont étrangers à la population de la nièvre qui n'arrive pas meme à se motiver pour encourager et découvrir les artistes.....

 

donc pour tout ça ....un peu amer certes et déçu car depuis des années les musiciens jouaient le jeu de la culture ,du petit lieu, de la diffusion au plus grand nombre,ne rechignant pas à avaler des kms de la fatigue,de l'abnégation et des conditions financières et de vie parfois misérables....pour offrir du plaisir,de la joie ouvrir le coeur,l'esprit,bref faire prendre conscience aux gens de la chance d'etre vivant et de pouvoir s'exprimer et prendre du plaisir simplement........le plus souvent en vain dans la nièvre!!!!!!!

LE MALYS CAFE CESSE SES CONCERTS !!!!!!!!!!

merci à tous les musiciens,boites de productions,associations,roadies,sites internets relayant l'info concert ainsi que les radios,fanzine etc....etc.......bref tous les connus et anonymes qui ont permis à l'aventure d'éxister et d'espérer......JEROME ET LE MALYS CAFE SONT FIERS D'AVOIR TISSE DES LIENS AVEC VOUS ET DE VOUS AVOIR CONNU ET RECU EN LEURS MURS ;POUR TOUT CE QUI A ETE REALISE ET SERA  PEUT ETRE UN JOUR REALISE  A NOUVEAU MAIS DANS DES CONDITIONS PLUS SEREINES...MERCI! AUSSI AU PUBLIC TROP RARE MAIS PRESENT ET A CEUX D'ENTRE VOUS QUI ONT PARFOIS MANIFESTE UN INTERET SINCERE POUR LES GROUPES VENUS JOUER!

quant à ceux qui ont tout fait pour que le malys n'éxiste pas,le public froid,les musiciens (rares mais le plus souvent locaux......)qui ont craché sur le lieu et les groupes répondant présent à la musique,ceux qui ont abandonné le navire en route en tentant parfois de le saboter......MERCI AUSSI CAR C'EST VOTRE ESPRIT NEGATIF QUI RENFORCAIT MA PASSION!!!aujourd'hui ma passion doit se canaliser sur mes filles pour ne pas risquer leur vie et leur avenir......mais quelle expérience magnifique.......j'espère pouvoir au plus vite y regouter un jour et transmettre ça à mes 3 filles qui étaient fans des concerts "faits à la maison"......LE ROCK N ROLL RESTERA VIVANT CAR LE COTE OBSCUR NE PEUT PAS VAINCRE...."tant qu'il y aura des cigales dans la fourmilière"......jérome malys café.7 av jean mermoz.58360.st honoré les bains.

le malys café cesse ses concerts  faute de moyens...mais il est évident qu'il reste ouvert aux asso ,groupes et artistes désirant  pouvoir s'exprimer(y compris si le groupe ou l'asso veut  pratiquer une entrée payante qu'il gèrera à son gré) et met à disposition sa salle,sa structure,son énergie et maigre talent pour continuer à ouvrir ou tenter d'ouvrir l'esprit de la population sur l'alternative au star académic business musical commerce....ainsi si je n'ai plus les moyens d'investir dans des cachets ,et éléments de sono je reste mobilisé et disponible pour les groupes désirant avoir une scène pour s'exprimer qu'ils soient locaux ou en transit sur la région....je ne suis pas croyant mais la musique trouvera  toujours au malys café, telle une église providentielle, le gite et le couvert pour s'exprimer!!!!qu'on se le dise!!!
 en attendant des cieux plus cléments!


Commentaire n°6 posté par la bouille le 07/02/2007 à 17h02

Salut Sieur Laugero,
Absolument d'accord, et voici d'ailleurs une petite contribution de chez nous. Merci, Nicolas, de la diffuser. Nous allons par ailleurs faire des  choses avec monsieur Breuil sur le sujet et aussi organiser le 4 avril un débat au Sénat autour de ces questions avec un certain nombre de personnalités marquantes. Si tu veux des détails n'hésite pas à nous demander, l'organisation est en cours…


UN COMBAT ESSENTIEL EN PASSE D'ÊTRE OUBLIÉ


À l’attention des candidats aux élections présidentielles, avant qu’il
ne soit trop tard...)


Pour qui prend la peine de se pencher sur l’histoire des combats culturels dans notre pays, il est clair,qu’une pensée originale autour  de la notion de démocratisation de l’art et de la culture s’y est développée - de diverses façons - dans les dernières décennies, et que des outils remarquables (bien qu’évidemment perfectibles) y ont été construits.  Sans remonter jusqu’à Condorcet, mais au moins depuis le Front Populaire pour ce qui est des aspirations, et bien sûr à la Libération avec la mise en actes de la décentralisation théâtrale, puis culturelle et artistique (création des Centres dramatiques nationaux, mouvement de l’Éducation populaire, Festival d’Avignon, TNP, maisons de la culture de Malraux... jusqu’au système de l’intermittence pour le spectacle vivant) depuis au moinsune soixantaine d’années, la France a bel et bien été, pour l’Europe et le monde, une sorte de « phare » en matière de création d’un service public de la culture.C’est-à-dire d’un système public qui préserve les pratiques artistiques de l’obligation de rentabilité qui nous entraîne vers le « divertissement » quand ce n’est pas un commerce bas de gamme. Ce qui nous semble particulièrement inquiétant aujourd’hui, c’est que les valeurs qui sous-tendent ces combats ne sont pas (en dehors d’imprécises notions d’« exception » et de « diversité » culturelles) réellement prises en compte au niveau européen. La conséquence en est que ces valeurs, qui sont de l’ordre du symbolique, de l’« humain », et s’opposent donc directement à la conception consumériste qui caractérise la pensée dominante aux États- Unis, risquent fort d’être noyées dans un ensemble européen largement orienté par l’OMC. Si nous commettons l��erreur majeure de passer à la trappe ces particularités historiques essentielles, il ne nous restera d’autres outils pour combattre que ceux employés par les activistes culturels britanniques et américains qui, ne cherchant pas à préserver un service public qui n’a jamais existé chez eux, ne peuvent utiliser pour s’exprimer que les espaces intersticiels abandonnés par la société marchande. C’est-à-dire pas grand chose, et surtout sans aucune chance que cela ait une influence sur l’ensemble de la société.  Agir ainsi (ou plutôt ne pas agir) consiste à s’amputer de notre force,  à se priver d’armes puissantes, et jeter avec l’eau du bain toute une richesse produite par notre histoire contemporaine.


Nous pensons au contraire qu’il est aujourd’hui indispensable de porter vers l’extérieur les institutions et les outils construits au fil de cette histoire française (ce qu’on appelle globalement le service public de la culture) comme un exemple à suivre par d’autres. Notre passé récent est une force qu’il est fondamental de ne pas dilapider. C’est l'arme la plus puissante dont nous disposons - si la volonté politique existe - pour tirer l’Europe vers le haut dans le domaine de la culture et de l’esprit. Il serait criminel de ne pas l’utiliser pour résister aux effets désastreux pour notre civilisation d’une mondialisation qui détruit mécaniquement tout ce qui est de l’ordre du « symbolique », de la gratuité et de la « relation »... Tout  ce qui, par définition, échappe à l’obligation de rentabilité. Voilà en quelques mots pourquoi nous avons lancé l’APPEL des artistes et acteurs culturels dans la revue Cassandre. Voilà pourquoi il nous semble important de le signer et de le faire circuler, dans cette période dangereuse !


On le trouve ici : www.horschamp.org


Nicolas Roméas, directeur de Cassandre/Horschamp


 


 

Commentaire n°7 posté par Roméas Nicolas le 08/02/2007 à 12h08

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